Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Histoire, patrimoine et tradition à Feissons s/ Isère

Le château de Feissons

Le château de Feissons
Le château de Feissons
Le château de Feissons
Le château de Feissons
Le château de Feissons
Le château de Feissons
Le château de Feissons
Le château de Feissons
Le château de Feissons
Le château de Feissons

Un château au passé mystérieux

La Tour de Feissons est une vieille dame, qui elle seule pourrait nous raconter sa vie. Les travaux récents de 1992 ont bien sûr changé l’aspect d’origine du chateau.

Avant de tomber en ruine, au début du XVIIIe, il possède deux caves en sous-sol, puis deux niveaux et des combles.

Le rez-de-chaussée est alors composé de deux salles dont une avec cheminée. Le premier étage quant à lui est formé d’une seule pièce éclairée par des fenêtres à meneaux, aux quatre angles. On retrouve encore les tourelles qui assuraient la défense, elles sont voûtées et possédent une ou deux meurtrières.

Un mur d’enceinte, d’une épaisseur d’un mètre environ, entourait l’ensemble. Il n’y avait pas de chemin de ronde. La bâtisse possède une porte au nord et une autre à l’est, face au fossé aujourd’hui comblé.

Les Seigneuries féodales

Le château serait depuis des temps immémoriaux, la propriété de la famille des BRIANÇON qui en aurait fait leur résidence, plus accessible que leur propre château bâti à Notre-Dame de Briançon sur les escarpements de la montagne. Il garde l’entrée nord du pas de Briançon et assure ainsi la maîtrise de leur château et en facilite la défense.

D’après J. GARIN, dans son livre Histoire féodale des Seigneurs de Briançon, la Tour de par sa forme, et les éléments de sa structure remonteraient au début du XIIIe siècle. Et ce n’est qu’au XIIIe siècle que l’on en connaît d’une façon certaine son propriétaire. Dans son testament du 1er juillet 1266, Pierre d’AIGUEBLANCHE, évêque d’Hereford en Angleterre, lègue la forteresse et ses dépendances à son neveu Pierre II d’AIGUEBLANCHE, seigneur de Briançon.

Le château appartient successivement aux familles de BRIANÇON (de 996 à 1250) et d’AIGUEBLANCHE (de 1250 à 1355). Quand s’éteint la famille d’Aigueblanche, il vient aux mains d’une autre maison féodale. Par suite de vente ou de mariage, plusieurs familles en deviennent propriétaires : La famille de CONFLANS, jusqu’à la “fin du XIVe siècle, la famille de DUYN, jusqu’au début du XVIe siècle, la famille de LA BARRE.

Au début du XVIIe siècle, les CARON de St THOMAS deviennent propriétaires de la Seigneurie de Feissons et ont pu constituer le marquisat de St THOMAS qui durera de 1680 à la Révolution française.

Le ‰fief de Feissons du Marquis de St THOMAS est géré par un châtelain nommé pour assurer les fonctions judiciaires et administratives. Il est également chargé de recevoir les revenus de la châtellenie pour le compte du Seigneur.

Le château depuis la Révolution

À partir de 1789, les idées révolutionnaires se répandent en Savoie. Lorsqu’en 1792, les troupes françaises entrent dans notre région, elles sont accueillies avec enthousiasme. La plupart des communes savoyardes souhaitent alors être réunies à la France.

La Savoie sera française de 1792 à 1815 et sera soumise aux lois de la Révolution. Les biens de la Noblesse et du Clergé deviennent alors biens nationaux et sont vendus. Ces terrains ont probablement été achetés par les familles les plus riches de Feissons.

Sur le cadastre de 1885, on trouve Jean Baptiste RUFFIER, propriétaire du donjon, de la masure et des trois parcelles attenantes. Il meurt sans descendant. Nouveau propriétaire connu de 1910 à 1950 : Marie Simon REYNAUD.

Les successeurs vendent le château en 1972 à M. Marcel RENAUD qui en commence la restauration. Enfin, M. et Mme VIRLAZ le transforment en restaurant.

Localisation du château

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article